Revue de disques.

Entre hier et aujourd’hui, j’ai pris le temps d’écouter 3 des 4 albums dénichés dimanche. Et le Stan Getz est juste en train de passer. Pour tout dire, ce n’est sans doute pas le plus éclatant des albums de Stan Getz, avec un début un poil trop classique et même trop doux. Je me dis toujours lors de mes chines dominicales, que bon, le jazz, ça commence à bien faire, sauf si c’est du free, et du jazz contemporain. Mais à chaque fois, je plonge. Et la ouate du saxophone de Stan Getz qui résonne à mes oreilles, c’est quand même un vrai régal (mais trop de xylophone vient affadir la sonorité des titres (je n’aime pas le xylophone) .
Donc, dans l’ordre d’écoute, Pierre BarouhCanned Heat et Blue Öyster Cult.
  • Je vais vite passer sur le Blue Öyster Cult, pochette épatante, mais musique sans doute trop prévisible. Un mélange de Hard Rock et de Rock Psychédélique. Et pour tout dire ce disque manque cruellement d’inspiration, les riffs se ressemblant et sur la durée de l’album, une certaine monotonie qui s’installe vite. Pourtant, l’album sonne bien, clair et puissant, mais banal.
  • Canned Heat, et leur deuxième album Boogie With Canned Heat. Et c’est un pur plaisir de boggie sudiste (j’avais fait allusion au British Blues, mais clairement, ce n’est pas le moteur de ce disque). De toute manière, il faut écouter ce disque. Rien que pour la version de On The Road Again, voix perchée de Al Wilson et son harmonica génial. Mais il est à écouter aussi pour Fried Hockey Boogie et Amphetamine Annie.
  • Avec Pierre Barouh, c’est un univers musicalement différent qui a résonné dans la maison. De Pierre Barouh, je savais qu’il avais grâce à son label Savarah découvert des Jacques Higelin et autre Brigitte Fontaine. Et qu’il avait fondé son label grâce aux droits d’auteurs de la bande son d’un film ultra célèbre, palmé d’or au Festival de Cannes, même si son nom avait été oublié au générique… Un homme et une femme, et la ritournelle qui accompagne le film ont fait son succès. Ce disque Le Pollen a été enregistré au Japon, avec la fine fleur des musiciens japonais (Ryuichi Sakamoto par exemple). Autant le dire, ce disque n’a pas vraiment trouvé son public en France. Mais c’est un album zen, beau, des mélopées sensibles et le morceau titre, Le Pollen, composé avec Yukihiro Takahashi en est sans doute le sommet, un sommet cosmopolite de références culturelles. Pour vous avouer, ça fait déjà 3 fois que j’écoute ce disque. Et pour vous en convaincre ou pas :
Le Pollen - Pierre Barouh


J’ai eu un peu de mal à vous trouver une version sur le net. Et pour tout dire, il manque sans doute la première minute par rapport à mon disque, une première minute ou on peut entendre Pierre Barouh dialoguer en toute décontraction avec les musiciens et expliquer en quelques mots son texte…