Higelin, 75 ans et

50 ans de carrière et même un chouïa plus…





Un fou, incontrôlable, sans limites, et lui, il n’a - heureusement - pas encore eu droit à son album hommage par la cohorte de la variétoche moisie française. Et pourtant, mine de rien il en a influencé des gens.

Le succès est venu tard en fait, le premier tube à 37 balais, avec la chanson « pars » ! Et puis une œuvre sinueuse, entre expérimentations (avec Brigitte Fontaine et Areski), chanson française et rock, punk rock même. Et puis la générosité sur scène, les concerts qui ne veulent pas finir, le public qui ne veut pas que ça se termine… Je l’ai vu 3 fois en concert, quand j’habitais à Toulouse. Dont deux soirs de suite… Il a terminé sur les rotules, et nous aussi ! Je suis sur que si quelqu’un n’avait pas fermé la lumière, il y serait encore… J’ai le souvenir d’avoir fait écouter à un ami de Fac - c’était juste avant de partir pour Toulouse - en 1981 - le triple album Higelin à Mogador. Et le copain Jean Pierre, n’avait rien pigé à Higelin « mais pourquoi il coupe ses chansons comme ça ? », et « et c’est quoi ces délires avec le public ? »… Bref, difficile pour Jean Pierre de comprendre le fonctionnement du bonhomme. Moi, à l’époque, je ne connaissais que ces albums studio et ce live… Et j’aimais ce type, sa folie douce, son rock presque punk, sa gouaille… Et même encore aujourd’hui, je l’écoute encore régulièrement. Et ses trois concerts Toulousain sont gravés dans ma mémoire…

Avec l’âge, il devient plus doux sans doute. Il l’a toujours été, je pense à sa ballade pour Izia - presque ironique quand on découvre la fille et son énergie rock n roll. Mais il reste toujours aussi imprévisible !

J’aime Jacques Higelin.