Zanov - Moebius 256 301

Zanov - Moebius 256301 (pochette de l’album)C’est pour ça qu’on chine, qu’on se lève tôt pour écumer les vide-greniers, qu’on fouille dans des cartons de vinyles moisis, qu’on écarte les sergelama et autres georgesjouvin. Pour tomber sur des trucs bizarres, rares et intéressants. Parce que, autant le dire, ça devient de plus en plus difficile de dénicher les classiques du rock des années 65/70 (et aussi, il n’y a pas que ça), parce que la mode du vinyle fait que de plus en plus de gens, jeunes souvent, s’y intéressent. Alors, il faut parfois se fier à son instinct, à un peu d’intuition. Je ne suis pas un spécialiste, je ne connais pas tout sur tout. Mais il y a forcément des pochettes et des titres qui intriguent, des versos de pochettes qui mettent sur une piste. Alors, je prends un petit risque de dépenser 1€ pour un disque.
Bonne pioche…
Musique électronique « analogique », synthétiseur mythique, un titre qui respire un univers SF, forcément, ça intrigue. Zanov est un pionnier de la musique « électronique » des années 1975 à 1983, avec 3 albums devenus introuvables (ou presque).
Pour être honnête, je n’avais jamais entendu parler de ce musicien, je le découvre donc. Et j’avoue j’aime assez. La qualité sonore est franchement bluffante pour l’époque, et quand on entend la « complexité sonore » et l’univers musical, on ne peut qu’être épaté par la virtuosité du musicien. En résumé, une chouette découverte, pour une prise de risque minime, et une plongée dans un univers sonore surprenant. Les instruments - synthétiseurs - qu’il utilise sont des instruments mythiques de la musique électronique. Et à cette époque, pas de béquilles numériques, du tout à la « main », du pur analogique.
Il faut bien ce genre de trouvaille pour compenser la morosité d’une tournée de vide-greniers. Pas moins de 6 ce matin, et c’est sur le premier - et sous une petite averse - que j’ai acheté le disque. D’ailleurs, je regrette d’avoir été un peu pressé par cette petite pluie désagréable. J’ai le sentiment d’être passé à côté d’autres disques intéressants dans ce bac, sans compter qu’il n’y en avait que deux autres, de bacs, pour espérer trouver autre choses. Et pour couronner le tout, les 5 autres manifestations se sont avérées plus que décevantes. C’est un constat un peu amer, il y a vraiment moins de disques, parfois même pas un seul carton, et le plus souvent, il faut se coltiner des caisses entières, moisies, poussiéreuses, aux pochettes défoncées - ne parlons même pas des galettes - et espérer au milieu de machins daubesques tomber sur la perle rare. C’est fait ce matin, mais j’aurais pu être rentré à la maison à 8h. Le souci, c’est que c’est toujours l’espoir de tomber sur le bon bac de disque qui nous guide. Et rentrer trop tôt, c’est imaginer qu’on a forcément loupé un autre album d’Ergo Sum ou une autre trouvaille géniale. Et puis, non ! 5 autres vide-greniers, entre stands un peu brocanteurs et tas de fripes dégueulasses, et à peine quelques cartons nazes. Le découragement n’est pas loin !